Notre Plaidoyer

Retrouvez nos nouvelles campagnes de plaidoyer sur notre page Facebook Artisans du Monde Paris ainsi que sur le site de notre fédération.

 


1 Janvier 2016

Nos services publics en danger : après TAFTA, TiSA

Un large accord sur le commerce des services est en cours de négociation entre 51 états de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) dont la Commission européenne. Veolia Environnement, Orange et le Medef participent aussi aux négociations au titre de la France. Comme pour TAFTA, les négociation se font dans l’opacité la plus totale. Mais WikiLeaks est passé par là et a publié, depuis plus d’un an, plusieurs versions d’annexes de ce projet.

Nommé TiSA (Trade in Agreement Service ou ACS – Accord sur le Commerce des Services) cet accord veut aller plus loin que l’Accord Général sur les Commerce et les Service déjà inclus dans l’accord de Marakech qui créait l’OMC en 1994. Les « très bons amis des services » trouvent que les négociations menées dans le cadre de l’OMC sont trop compliquées et n’atteignent pas suffisamment vite leurs objectifs de libéralisation des services.

TiSA vise à réduire au maximum les barrières empêchant les entreprises d’un pays A de mener leurs activités de service dans un pays B. A priori, tous les types de services pourraient être concernés, mais certains sont particulièrement visés : le transport maritime, les technologies de l’information et de la communication, l’e-commerce, les services informatiques, le courrier et la livraison, les services financiers et les monopoles publics.

Le travail consiste à lister tous les services qui seront exclus de l’accord. « Toute politique publique qu’un gouvernement omettra de protéger, même involontairement, deviendra vulnérable », alerte l’Internationale des Services Publics, une fédération syndicale internationale des travailleurs du service public.

Plusieurs clauses sont particulièrement à craindre :

– clause de statut quo dont l’objectif est de maintenir les niveaux de libéralisation des services en vigueur au moment de la conclusion de l’accord

– clause à effet de cliquet : elle interdit le retour à la sphère publique de services préalablement libéralisés.

A quand une vraie information sur cette négociation ?

Deux très bons articles sur le sujet :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/09/tisa-les-trois-dangers-du-nouvel-accord-mondial-de-liberalisation_4452743_4355770.html

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/09/tisa-quand-le-liberalisme-revient-par-la-porte-de-derriere_4452691_4355770.html#partie2


 

 

13 mars 2015

Le Commerce Equitable apparaît comme un levier pour l’émancipation économique et politique des femmes. Dans ce cadre, Artisans du Monde lance une campagne « Femmes et travail décent » et vous invite à signer la pétition « SOLDEES »

-> www.quiestlamoinschere.org


 

10 novembre 2014

Pour enrayer les salaires de misère pratiques par l’industrie de l’habillement dans les pays de production, le collectif Ethique sur l’étiquette lance une campagne pour exiger des multinationales de l’habillement l’adoption de pratiques permettant le versement d’un salaire vital aux ouvrier-e-s de la confection le long de leurs chaînes de sous-traitance.

Artisans du monde s’associe à cette initiative et vous invite à consulter le lien suivants pour en savoir plus et participer à cette campagne.

-> http://www.ethique-sur-etiquette.org/-Salaire-vital-

Depuis le 15 octobre 2014, le site de campagne quiestlamoinschere.org est lancé, avec la pétition que vous pouvez signer en ligne ou dans notre boutique.

 


 

28 mai 2014

EFFONDREMENT DU RANA PLAZA

Ouverture d’une enquête préliminaire suite à la plainte déposée contre AUCHAN

Les associations Sherpa, Peuples Solidaires et Collectif Ethique sur l’étiquette, qui avaient déposé le 24 avril 2014 une plainte auprès du Parquet de Lille contre le Groupe AUCHAN et la société AUCHAN, se félicitent de la décision prise le 26 mai 2014, par le Parquet de Lille, d’ouvrir une enquête préliminaire.

 

AUCHAN, qui prétend contrôler les conditions de fabrication de ses produits et imposer à ses fournisseurs des règles strictes quant aux conditions de travail et à la sécurité des ouvriers, n’a pas pris toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher la fabrication de vêtements de sa marque propre « In Extenso » au Rana Plaza, cet immeuble dont l’effondrement le 24 avril 2013 a fait plus de 1100 morts et des milliers de blessés.

En déposant plainte, les associations entendent dénoncer les pratiques commerciales trompeuses d’AUCHAN, et mettre en cause l’irresponsabilité de l’enseigne qui ne cesse de mettre en avant sa prétendue ignorance des pratiques existant au Bangladesh et qui a en réalité fermé les yeux sur les conditions de sécurité désastreuses auxquelles étaient exposées les petites mains qui fabriquent ses vêtements.

L’ouverture de cette enquête pourrait pour la première fois en Europe, permettre de tirer les conséquences sur un plan pénal, du gouffre qui existe entre les communications éthiques de certains groupes et les pratiques contraires qu’ils tolèrent et dont ils bénéficient.

Cette enquête devrait établir que les engagements éthiques de l’enseigne constituent une pratique commerciale trompeuse de nature à induire les consommateurs français en erreur sur les conditions sociales de fabrication des produits qu’elle commercialise.

Cette plainte illustre la nécessaire responsabilisation des acteurs économiques pour la violation des droits fondamentaux qu’elles commettent dans le cadre de leurs activités. Elle s’inscrit dans le travail des associations depuis des années qui a abouti à la proposition de loi visant à imposer un devoir de vigilance des entreprises envers leurs filiales et sous-traitants, afin de prévenir de futures drames et de permettre aux victimes d’obtenir réparation en cas de dommages portant atteinte aux droits humains.

 

Crédit Photo : Armand Hatchuel


 

19 mars 2014

Artisans du Monde soutient la campagne pour un étiquetage clair des produits issus des colonies israéliennes

 

En confisquant les terres et ressources des Palestiniens, les colonies israéliennes représentent, depuis 1967, une entrave au développement de la Palestine et une violation des droits de ses habitants.

etiquetage-produits-palestiniens.jpgChaque année les importations de l’Union Européenne en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie représentent quinze fois plus que celles venant du reste des territoires occupés. Les produits issus de ces colonies sont étiquetés « fabriqués en Israël« . Le consommateur français est donc dans l’impossibilité de connaître l’origine véritable du produit qu’il achète.

Nous demandons que le gouvernement français agisse auprès des distributeurs pour assurer un étiquetage précis des produits issus des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé comme cela est déjà le cas au Royaume-Uni et au Danemark.

 

-> https://www.change.org/p/laurent-fabius-palestine-israel-pour-un-etiquetage-precis-des-produits-issus-des-colonies-israeliennes-en-territoire-palestinien-occupe


 

3 octobre 2013

L’initiative européenne Tout Sauf des Armes part d’une bonne intention : accorder aux pays les plus pauvres un accès au marché européen libre de toutes taxes douanières ou de quotas. Mais elle a des effets pervers.

Dans les provinces cambodgiennes de Koh Kong, Kampong Speu et Oddar Meanchey, 75000 hectares de terres ont été accordés aux entreprises sucrières ces dernières années pour la production de sucre qui sera exporté pour 97% vers l’Union européenne. Ces entreprises expulsent des milliers de paysannes et paysans de leurs terres pour produire davantage de sucre.

Douze mille personnes ont perdu leurs moyens de subsistance. Deux villages ont été entièrement détruits et plus de 11 500 hectares de champs de riz et de vergers (appartenant à plus de 2 000 familles) ont été saisis pour être transformés en plantations de sucre.

« Ils ont tout brûlé…y compris le riz.

Ils ne nous ont même pas laissé le récolter d’abord. »

Mme Yem Ry de la province d’Oddar Meanchey

 

Arrestations arbitraires, menaces, violences… Forces de l’ordre et hommes de main des entreprises n’hésitent pas à user de violence face aux communautés locales qui tentent de défendre leurs terres. Et, ironie du sort, ayant tout perdu, certaines familles se retrouvent obligées de travailler dans les plantations de sucre pour survivre.

« Ils nous menacent avec leurs armes, nous empêchant d’aller là où les tracteurs démolissent nos terres. J’ai essayé d’y aller, ils ont tiré ».

Pet Nim, de la province de Koh Kong

 

-> http://appels-urgents.peuples-solidaires.org/appel-urgent/cambodge-compagnie-sucriere?constituent=3&canal=site&utm_source=site&utm_campaign=AU364_site

 

Crédit Photo : Peuples Solidaires


17 juillet 2013

 

Une plainte déposée contre Samsung France

 

Les associations Peuples Solidaires, Sherpa et Indecosa-CGT avaient déposé le 26 février 2013 une plainte auprès du Parquet de Bobigny contre Samsung France et X. Elles se félicitent enfin de la décision prise le 8 juillet 2013 d’ouvrir une enquête préliminaire.

Ces associations entendaient dénoncer les pratiques commerciales trompeuses de Samsung, et au-delà, le phénomène du fairwashing qui consiste à invoquer des engagements éthiques à des fins purement marketing.

En effet, Samsung France prétend s’assurer du respect des droits des ouvrières et ouvriers qui fabriquent ses produits en s’imposant un code de bonne conduite et des règles éthiques strictes, mais ferme les yeux sur les conditions de travail indignes qui prévalent dans les usines chinoises qui fabriquent pour son compte.

Cette enquête, une première en Europe, devrait établir que les engagements éthiques de la marque constituent une publicité de nature à induire les consommateurs français en erreur sur les conditions sociales de fabrication des produits qu’elle commercialise.

 

Crédit Photo : AFP

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